Te peindre à dessein

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 Utilisateur anonyme -
Que j'aime à la pointe de mon fusain Arrondir tes reins, modeler tes seins, Des ombres te donner, à la terre de Sienne. De cette argile tendre caressée de ma main, Un relief, une larme sur le bronze de l'airain Mélangée aux brumes et ambrins du matin Te donnnera vie ma chère petite sirène. Patiente, tu attends le gréement de ton amant, Tu m'ignores, les yeux noyés vers l'océan. Les pinceaux avec lesquels je me démène, Jamais ne sauront dire combien fut grand L'inéffable amour de deux enfants. Je te peins et je pleure tout en espérant Que plus jamais écume tu ne redeviennes

6 réponses


Dudulle, que c'est beau!

Les Femmes te feront toujours pleurer car tu ne sais pas écouter.

respect ... j'en suis toute ...."soupir" .... :-D

J'avais oublié: A ma fille Audrey qui aime mes dessins de la petite sirène d'Andersen !

merci, c'est gentil. Je suis étonné que cet.... épanchement soit encore d'actualité malgré ma réputation "sulfureuse".

De la plume au fusain il n'y qu'une inspiration.....une respiration, Merci pour cette découverte à une heure si tardive, je fais aussi du théâtre et suis lectrice en milieu scolaire. Il m'arrive aussi de lire de la poèsie pour des gens qui sont handicapés ou âgés.Mireille Goutard