Le gong a sonné!

- - Dernière réponse :  Utilisateur anonyme - 1 déc. 2010 à 09:20
Voilà deux fois vingt ans que je tais cet Amour Qui paraît adultère aux yeux de ce beau monde. C’est pourquoi je vais taire enfin cette faconde Et rentrer dans les rangs des transis pour toujours. Je dois me résigner à vous perdre, ma Mie, Car le son des écrits ne vous est parvenu. Rigolant de mes cris un être tout chenu S’est mis à désigner ma folle académie. Après ce bel automne viendra le rude hiver Où je serai aphone à vous dire mes vers. Le temps m’a condamné dès le premier instant. Vous eûtes, vous aussi, des penchants camouflés Mais vos acrobaties se sont vite essoufflées. Pleurez mon air damné et mon sort attristant.
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A nos amours passées On a tous dans le cœur un amour de jeunesse Auquel on pense souvent les jours de cafard. Mais l’être jadis aimé est proie de vieillesse Il faut bien constater : pour tous deux, c’est trop tard. Certes, grâce à internet il serait fort possible De retrouver l’être qu’on avait tant chéri, Mais une raison s’oppose au vœu incoercible : Peut-être que l’autre est depuis longtemps guéri. On se retrouve alors dans un dilemme cruel : Peut-on prendre le droit d’investiguer plus avant, Dans une autre existence, un présent bien réel, Qui s’est construit sans nous, ailleurs et autrement ( ?) Est-il bien raisonnable de poursuivre encore Le rêve chimérique de remonter le temps, De se meurtrir le cœur à force de remords ( ?) Mieux vaut se souvenir d’un merveilleux printemps. CFM
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