L'automne des condors !!!!

- - Dernière réponse :  Utilisateur anonyme - 4 déc. 2010 à 13:49
Là-bas, au loin, au charnier Un nid d’oiseau suspend son vol ; Dans l’odeur qui ne peut nier Le putride prend son envol. Inutile de contester C’est bien la bête abattue Que ces charognards vont tester : Quelqu’un déjà l’a dévêtue. On croit de par la majesté Du vol si bien démonstratif Qu’un Dieu soudain manifesté Vient jeter son dépuratif. Mais non, le bal n’est pas fini Car des hyènes bien affamées Sont venues en catimini En visiteuses mal famées. La proie si bien défigurée Révèle, au sol, sa nature C’était, au sens figuré, Une âme partie en pâture. Sonnez, aimable trublion Enfin l’hallali général ; Car je vois là, en rébellion Un vieux condor moins libéral Très loin, bien au-delà des Andes Un site dit plus poétique Agite aussi ses quelques bandes Chargées, pour l’heurt, de noétique.
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Le martinet Martinet aux ailes trop larges qui vire et crie sa joie autour de la maison. Tel est le cœur. Il dessèche le tonnerre. Il sème dans le ciel serein. S’il touche au sol, il se déchire. Sa répartie est l’hirondelle. Il déteste la familière. Que vaut dentelle de la tour ? Sa pause est au creux le plus sombre. Nul n’est plus à l’étroit que lui. L’été de la longue clarté, il filera dans les ténèbres, par les persiennes de minuit. Il n’est pas d’yeux pour le tenir. Il crie, c’est toute sa présence. Un mince fusil va l’abattre. Tel est le cœur. René Char
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