L'oiseau s'est envolé

- - Dernière réponse :  Utilisateur anonyme - 2 déc. 2010 à 10:58
L’oiseau s’est envolé Aux prémices de l’été l’oiseau s’est envolé. La porte étant ouverte, il a quitté la cage Posée à l’ombre du jardin ensorcelé Qui lui avait inspiré les plus beaux ramages. Que s’est-il donc passé, pourquoi a-t-il dû fuir ( ?) Il avait surmonté l'instinctive méfiance, Et, savourant la joie de se laisser séduire, Vouait à l’oiseleur une aveugle confiance. Si l’oiseau par nature est un être volage, Il n’oubliera jamais où se trouve son nid, Et préfère s’esquiver que tomber en servage. Voici venu l’automne, l’oiseau chante à la lune, Volète ça et là, quelle étrange manie ( !) Le jardin est désert, noyé dans la rancune. CFM
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L'oiseau est-il volage ou volatile (?) La poètesse, elle, a sa belle plume et sans vol nous montre son zèle( !) Amical salut!
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Volage, c'est le juste mot. Il a pour moi, ici, un sens spirituel, une escapade virtuelle sans lendemain. Et puis, il rime si bien avec servage. Volatile : une consonance anatomique, des plumes arrachées, des chairs mises à vif. Avec quoi faire rimer : docile ? immobile ? Non, non tous les mots sont bien pesés. Dans ce poème, j'évoque un vieux souvenir, une chose du passé, bien révolue, rien de plus. Amicalement
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Je plaisantais Catherine !
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Catherine, oiseau volage ? qui s'est laissée séduire ? La stupeur m'habite ! Laissons celà sur le compte d'une inspiration artistique. Mais tout de même, ma soeur...
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Marie-Hélène calme-toi, tu me connais, solide comme le roc mais avec des envolées poétiques irrésistibles, une Gémeaux pure race. Je t'en dis plus sur la messagerie.
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L’automne du condor ------------------------------ Là-bas, au loin, sur le charnier Un bel oiseau suspend son vol ; Pour lui ce lieu est un grenier Où sont tombées quelques bestioles. Inutile de contester C’est bien la bête abattue Que ce charognard va tester : Quelqu’un déjà l’a dévêtue. On croit de par la majesté Du vol si bien démonstratif Qu’un Dieu soudain manifesté Vient pour jeter son purgatif. Mais non, le bal n’est pas fini Car des hyènes bien affamées Sont venues en catimini En visiteuses mal famées. La proie si bien défigurée Nous dit, au sol, sa vraie nature C’était vraiment, au figuré, L’âme partie pour sa pâture. Sonnez, aimable trublion Enfin l’hallali général ; Car je vois là, en rébellion Un vieux condor moins libéral Très loin, bien au-delà des Andes Un site dit plus poétique Agite aussi ses quelques bandes Chargées, pour l’heurt, de noétique.
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Curieux, ce poème paru pour la seconde fois en quelques jours. La première fois, déjà, il m’avait intriguée, je ne savais quoi dire. Réédition dans mes propres colonnes. Ce n’est plus une invitation, mais une incitation à répondre. Oui mais quoi, dans ce contexte ? Un retour en arrière ? Lumière ! El condor pasa, Simon & Garfunkel, mes quinze ans ! J’avais acheté le 45 tours, je l’écoutais en boucle « A man grows older every day, It gives the world its saddest sound, its saddest sound”. Quel est ce son si triste ? Que trouve-t-on dans cet endroit au-delà des Andes ? Des vautours ou des colombes ? Je rêve d’un pays où il n’y a ni passé, ni regrets, seulement un peu de présent agréable pour étayer de l’avenir et de l’espoir ! I’d rather feel the earth beneath my feet, yes I would, If I could. Voilà, c’est tout !
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