Je ovudrais que si possible quelqu'un me file la lettre à Kitty du 3 avril 1943

- - Dernière réponse :  Utilisateur anonyme - 19 nov. 2008 à 21:15
Je ovudrais que si possible quelqu'un me file la lettre à Kitty du 3 avril 1943 car c'est la seul page que je n'est pu lire!!! merci
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Pour ifo, cette lettre n'est pas du 03 mais du 02 avril 1943. Chère Kitty, Hélas! un autre péché vient s'ajouter à ma liste déjà longue. Hier soir, alors que j'étais déjà couchée, attendant Père qui devait venir faire la prière avec moi, avant de me dire bonne nuit, Mère entra, s'assit qur mon lit et me demanda discrètement : " Anne, puisque Pappie n'est pas encore là, ne veux-tu pas que nous priions ensemble cette fois ? " " Non, maman ", repondis-je. Mère se leva, traîna un peu, puis alla lentement vers la porte, où elle se retourna tout à coup et, le visage tiré par la détresse, dit : " Je préfère ne pas me fâcher, l'amour ne se commande pas. " Les larmes coulaient sur ses joues lorsqu'elle referma la porte. Je suis restée immobile, me trouvant odieuse de l'avoir repoussée aussi brutalement, mais sachant cependant que je ne pouvais répondre autrement. Je suis incapable d'hypocrisie, et incapable de faire ma prière avec elle contre mon gré. Ce qu'elle m'a demandé était tout simplement impossible. J'avais pitié de Mère, je la plaignais de tout mon coeur, car, pour la première fois de ma vie, je m'étais aperçue que ma froideur ne lui était pas indifférente. Le chagrin se lisait sur son visage lorsqu'elle a dit que l'amour ne se commande pas. La vérité est dure, pourtant Mère m'a repoussée - c'est la vérité aussi - comme elle m'a abrutie de ses observations déplacées et sans tact, et s'est moquée de choses que je refuse de prendre pour des plaisanteries. Elle a frémi en s'apercevant que tout amour entre nous a vraiment disparu, exactement comme j'ai frémi, moi, en encaissant à chaque fois ses dures paroles. Elle a pleuré très longtemps et elle a passé une nuit blanche. Père ne me regarde presque plus et, losque son regard croise le mien, je peux lire dans ses yeux : " Comment as-tu pu être aussi méchante, comment oses-tu faire tant de chagrin à ta Mère ? " Ils s'attendent à ce que je fasse des excuses, mais il m'est impossible d'offrir des excuses dans un cas pareil, parce ce que j'ai dit une vérité que, tôt ou tard, Mère serait forcée de reconnaître. Je n'ai plus besoin de faire semblant, puisque je suis devenue indifférente aux larmes de Mère et au regard de Père ; pour la première fois, tous deux s'aperçoivent de ce que je ressens constamment. Je ne peux qu'avoir pitié de Mère qui est obligée de garder sa contenance devant moi. Quant à moi, j'ai décidé de me taire et de rester froide ; je ne reculerai devant aucune vérité, quelle qu'elle soit, car plus on tardera à la dire, plus elle sera dure à entendre. A toi, Anne
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