L'amie Carême !

- - Dernière réponse :  Utilisateur anonyme - 14 mars 2010 à 10:12
Finis les carnavals qui nous ont amusés : Le Printemps apparaît sur le flanc des coteaux. Préparons nos cavales, d’un air désabusé, Car Nature s’est parée de ses appâts nouveaux. La nouvelle atmosphère qui change l’horizon Parfume les grelots des clochettes parues ; Et l’air de notre sphère au dessus des gazons Apporte ce gros lot jusqu’au bord de nos rus. Février est parti avec son lot de froid Et Mars, à petits pas, fait voir son bout du nez. Je sens ma répartie qui donnait tant d’effroi Disposée au trépas pour bien mieux vous donner. Mon instinct jardinier, un peu dubitatif, Se dit que l’hirondelle ne fait pas le printemps ; Que des gens, qu’on dit niais, voient comme facultatif La patience en modèle de tout fonctionnement. Quand le charme indolent de ces jeunes princesses Met, ici, à nos yeux leurs belles silhouettes, C’est mon cœur insolent qui entonne, sans cesse, Le fol air ennuyeux du chant de l’alouette. C’est le temps des amours que l’on découvre au bal, Des échappées frivoles avec sa trottinette. On peut chanter l’humour et monter des cabales Contre les bénévoles aux allures si finettes. Avec moi, les copains s’adonnent aux Bacchanales Et nos soirées légères attestent du penchant ; Partager le bon pain c’est peut-être banal : Mais c’est là qu’on ingère le repas alléchant. On veut tout démolir quand on approche vingt ans Car on sent la méprise dans beaucoup de regards. On ne veut pas mollir et on jure tout le temps En disant sa surprise devant si peu d’égards. O muse de nos danses qui charrie tant d’émois Donne nous chaque jour des copains survoltés ; Et fais que l’abondance à partir de ce mois Redore notre séjour parmi les exaltés. Je revois dans l’Olympe quelques figures connues Que, jadis, en éphèbe je saluais bien bas. Et tandis que je grimpe je me retrouve aux nues Délaissant cette plèbe perdue dans ses ébats. Enjoué mais lucide, je surprends mon esprit A chasser sur des terres jusqu’ici sans culture ; Renseigné par le Cid je découvre le prix D’une aventure austère en pleine déconfiture. Alors pour l’heure d’Avril j’attends dans l’impatience Les premières chaleurs et les premiers bourgeons. Mais pour moi le péril serait la déficience De nos saintes valeurs pour qui nous émargeons.
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4 réponses

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Merci Antoine et Jean Yves,une bouffée d'air frais........ouf..........
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Jean-Marc, tu connais l'ami Caouette de Gainsbourg?? Un artiste que j'aimais bien. Noëlle. L'heure n'est plus à la poésie
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que c'est joli tout cela- les tulipes avaient sorties leurs feuilles et les muscaris perçaient- mais la neige et ce vent glacial d'aujourd'hui me font rester à la maison bien au chaud- c'est misère que ce temps pour les vieux!
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Très beau . Continue Antoine . La poésie est une évasion et une vérité pour ceux qui l'apprécie , Noëlle n'a rien compris.
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