Le vers dose, la dro.gue du poète !

- - Dernière réponse :  Utilisateur anonyme - 16 nov. 2010 à 14:16
Le temps qui me cisèle en si profondes raies Oublie sa longue griffe au sein de mes rigoles. Campé en escogriffe, je polis les glorioles Qui montrent leur zèle dès lors qu’il apparaît. Quand je tente souvent de plaire à l’assemblée En jetant quelques mots bâtis en calembours Je vois seuls des marmots fréquenter mes faux bourgs, Et lancer dans le vent leurs danses endiablées. Que tous ceux patentés par de justes mesures Qui cherchent dans le noir une vaine lumière Camouflent l’éteignoir et disent leur prière Car un couloir hanté fait branler les masures. La dro.gue qui fait rage en semant un fort trouble Anéantit des vies sans demander son reste. Il faut que nos envies de faire le bon geste Se donne le courage d’effacer tous nos doubles. Gardez donc un pseudo pour cacher la nature Mais n’abusez jamais de la douce finesse. Et si quelqu’un bramait en folle patronnesse Jouez Quasimodo brossant sa créature.
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Qui n'a pas lu ? mdr
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J'ai lu, mais, ne me sentant pas concernée, je n'ai pas cru nécessaire de répondre. Marmots ? Camoufler l'éteignoir ? Pseudo ? Pas ma tasse de thé tout ça ! Trop triste, l'histoire de Quasimodo !
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... A la rigueur, jouer Esmeralda ? Mais, vu mon âge, j'aurais du mal à rentrer dans la peau du personnage. D'accord, pas bien grande, pas bien grosse je suis. Néanmoins, ma Cour des Miracles, c'est plutôt ce site Poésie !
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Nouvelle Poste --------------------------------- Qu’il est doux de noter le tout joyeux bien être Par des vers apporté dont le son est connu ; Puis savourer ces mots envoyés dans des lettres Délivrant tous leurs maux, d’un filet continu. C’est Internet qui fait cette nouvelle Poste En livrant illico des messages du cœur ; Si l’esprit se refait à de douces ripostes Les vieux et les jeunots s’adonnent à ce bonheur. Tous les sujets brûlants y sont là évoqués Laissant les uns pantois et d’autres interdits ; Mais, là, capitulants les esprits débloqués Font couler leurs émois, en disant l’inédit. Alors vous qui passez, tout près de nos parages, Accordez nous un œil, indulgent, de surcroît. Nous en avons assez du silence des pages Qui cachent leur orgueil en portant une croix.
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Merci
L’exil doré

Le poète tourmenté, Berthold Brecht, dit un jour :
« Si tu as vécu une seule fois en exil,
Alors quelque chose te manquera toujours ».
Il parlait d’expérience par des temps difficiles.

Si les temps ont changé, le dilemme demeure,
Qu’on soit ici ou là, par choix ou obligé,
On peut partir très loin et trouver son bonheur
Mais toujours par un vide on sera affligé.

Ce qu’il me manque à moi, dans mon exil doré,
C’est la langue de Molière quand elle est bien écrite,
Ce sont les gens qui disent ces mots édulcorés.
Le reste n’est que coutumes auxquelles on se fait vite.

C’est pourquoi je me plais en votre compagnie,
Pour cela seulement, sans autre arrière-pensée,
Je trouve dans vos vers une plaisante harmonie,
Et la joie virtuelle de pouvoir converser.

Profitons de l’aubaine qui s’offre ainsi à nous,
Jouons à cache-cache avec les malandrins.
Avec empressement j’attends ces rendez-vous
D’amis vrais à compter sur les doigts de la main.

Catherine Friedel-Monnery
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Chapeau bas, Madame (!) Vous avez les lettres qui conviennent à ce genre d'entretien (!) Qu'un être supérieur vous accorde longue inspiration(!) Bien à vous !
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