Recherche d'un poème paru dans un livre scolaire du début du 20ème siècle

Résolu
MendiantPepic - 5 déc. 2020 à 10:44
 dollegi - 11 juin 2022 à 18:53
Bonjour,
Je recherche un poème qui se trouvait dans un vieux livre de lectures scolaires et dont voici les vers dont je me souviens:
Hola! Pauvre homme!
N'est-ce-pas que la vie est triste et qu'elle assomme
Qu'on soit également monarque ou grippe sous
N'est-ce-pas que l'on baille à se rompre le cou
Sur ce globe aplati, plus bête qu'une lune ?

D'avance grand merci!
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3 réponses

BunoCS Messages postés 15308 Date d'inscription lundi 11 juillet 2005 Statut Modérateur Dernière intervention 28 septembre 2022 90
7 déc. 2020 à 09:52
Bonjour,

J'ai trouvé ceci :

LE BONHEUR DE PEPIGK

Le roi Thyrtas avait mille coffres pleins d'or.
Le mendiant Pépick avait un sac vide. Or
Le roi Thyrtas dit à Pépick : « Holà, pauvre homme!
N'est-ce pas que la vie est triste et qu'elle assomme
Egalement, qu'on soit monarque ou grippe-sou?
N'est-ce pas que l'on bâille à se rompre le cou
Sur ce globe aplati plus bête qu'une lune? »
Le mendiant Pépick leva sa tête brune
Où brillaient deux yeux ronds comme ceux d'un condor
« Moi, je m'y plairais bien, dit-il, avec de l'or !


Source: https://archive.org/stream/lesferies00rame/lesferies00rame_djvu.txt
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MendiantPepic
7 déc. 2020 à 18:00
Bonjour,
Un grand merci à BrunoCS pour avoir retrouvé ce poème que je cherchais depuis longtemps. Ma mère me le lisait quand j'étais enfant et j'ai 71 ans aujourd'hui.
Encore merci !
Cordialement !
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Moi aussi je me souviens de ce livre de Français . En plus de Pepick , il y avait de nombreux extraits de littérature française . Je me souviens particulièrement d'un extrait de "Sans famille" de H. Malot . Mais j'ai complétement oublié le nom du livre . Si vous l'avez transmettez le moi. Bien à vous. Dollé .
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Christianchauvaud
10 déc. 2021 à 16:01
J'ai la suite : c'est un poème que j'ai appris quand j'avais 9 ans (je suis né en 1945) et je m'en souviens encore !

Avec de l'or , Pépick ! prends-en , ouvre ce coffre !
Plonges-y tes deux mains ! emplis ton sac , je t'offre
tout l'or que tu pourras porter sur ton dos !
Plaisantez-vous , seigneur ! les plus pesants fardeaux
ne me rebutent pas Je porte sans m'abattre deux quintaux
de froment ! d'or , j'en porterai quatre !
Prends-en quatre , Pépick , si ton dos y consent !
Ah! saints du ciel ! cria le rustre en bondissant !
de l'or , Je vais avoir de l'or , moi le vieux hère !
De l'or , du pain , du vin , bon gîte et bonne chère !
et des moutons et des chevaux ,
je vais avoir tout ce que le cerveau d'un gueux peut concevoir
quand le rêve l'exalte et l'emplis de démence !
ouvrez ! ouvrez pour moi ce coffre immense
Et dans l'or , il plongea ses dix doigts frémissants .
Voici de quoi manger canetons et faisans
voici de quoi porter des vêtements de laine
voici de quoi bâtir ma maison dans la plaine ,
ma maison , mon pressoir , mon étable et mon chai ,
avec grange et moulin par dessus le marché
Voici mon char et mes harnais et l'attelage
ma chasse dans le bois , mon castel au village
et mon chalet devant la mer qui me sourit !
Donnez ! donnez de l'or , j'acquerrai de l'esprit !
Il en mettait , il en mettait dans sa besace ,
et ses yeux ronds avaient des lueurs de rosace !
N'as-tu pas peur de fléchir sous le poids dit Thirtas ?
Non, non , j'ai les reins forts ! je veux encore ce tas et cet autre et cet autre !
Il se mis la besace au cou et replongea dans l'or sa main tenace !
il en reprit , il en reprit sans se lasser !
Vainement , il sentit ses jambes s'affaisser .
J'en veux encore ! dit-il , les lèvres écarlates ,
vainement ,il senti craquer ses omoplates ,
J'en veux encore , dit-il , les yeux remplis de sang
j'ai tant souffert , j'en veux toujours et se baissant ,
il reprenait de l'or avec sa main rapace .
Quand il en eut assez , il ferma sa besace ,
et songeant à ses biens futurs , avec transport ,
il fit quatre ou cinq pas et tomba raide mort .
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