Femme et mer

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 Utilisateur anonyme -
O femme pétulante tu chatouilles nos sens D’une main insolente qui déjoue l’apparence ; Tu nous fais oublier notre nature virile Quand tu cherches un allié, d’un allant puéril. O mer qui nous fascine agitée par tes vagues Tu cries quand tu dessines sur les côtes que tu dragues. Et je vois dans tes fonds un immense miroir Où mon regard profond va se perdre le soir. Contre vos deux natures l’homme lutte par amour Sans jamais être sûr de n’être pas vautour. Car avec ses viscères accrochées à ses tripes Il joue à l’émissaire qui s’acharne et s’agrippe. Avec ses certitudes il emmène tout le monde Jusqu’à la servitude de l’argent qui abonde. Et rien ne contrarie ce triste mouvement Qui ainsi le marie aux banquiers indûment. O femme libératrice séduis nos dirigeants Et fais l’institutrice pour les plus indigents. Un peuple de terriens en quête de progrès Veut éviter aux siens de nourrir des regrets. O mer qui quelquefois engloutit nos bateaux Enfouis donc cette foi de l’argent pour fléau, Pour que seuls les billets qui circulent impunis Soient les mots habillés des amants réunis.

1 réponse


comme c'est étrange, je croyais avoir vu des réponses à cette question .... était-ce un mirage ?