Qui connaît la poesie " Pêcheurs en mer ?" (pas de V. hugo) et de qui

Utilisateur anonyme - 7 janv. 2011 à 21:32 - Dernière réponse :  poetamateur
- 4 avril 2018 à 18:49
On la récitait en primaire, enfin je crois. Merci.
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Utilisateur anonyme - 10 janv. 2011 à 03:24
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Non je ne le connais pas, mais si vous en avez retenu quelques vers, dictez-les nous, ça peut faciliter les recherches.
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Je connais un remarquable tableau sur la marine très réaliste créé en 1796 par Joseph Mallord William Turner qui s'appelle "Pêcheurs en mer"... Et il est vrai que cette oeuvre serait digne d'un poème!...
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Le pêcheur de Victor Hugo est un poème connu qu'on apprend à l'école.
T'es bien sûr qu'il ne s'agit pas de celui-ci? :
Le pêcheur

L'homme est en mer. Depuis l'enfance matelot,

Il livre au hasard sombre une rude bataille.

Pluie ou bourrasque, il faut qu'il sorte, il faut qu'il aille,

Car les petits enfants ont faim. Il part le soir,

Quand l'eau profonde monte aux marches du musoir.

Il gouverne à lui seul sa barque à quatre voiles.

La femme est au logis, cousant les vieilles toiles,

Remaillant les filets, préparant l'hameçon,

Surveillant l'âtre où bout la soupe de poisson,

Puis priant Dieu sitôt que les cinq enfants dorment.

Lui, seul, battu des flots qui toujours se reforment,

Il s'en va dans l'abîme et s'en va dans la nuit.

Dur labeur ! tout est noir, tout est froid ; rien ne luit.



Victor Hugo
Poeme tres sensible de bataille de vie.
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Utilisateur anonyme - 23 janv. 2011 à 20:18
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Et celui-ci ? : Émile VERHAEREN (1855-1916) Les pêcheurs Le site est floconneux de brume Qui s'épaissit en bourrelets, Autour des seuils et des volets, Et, sur les berges, fume. Le fleuve traîne, pestilentiel, Les charognes que le courant rapporte; Et la lune semble une morte Qu'on enfouit au bout du ciel. Seules, en des barques, quelques lumières Illuminent et grandissent les dos Obstinément courbés, sur l'eau, Des vieux pêcheurs de la rivière, Qui longuement, depuis hier soir, Pour on ne sait quelle pêche nocturne Ont descendu leur filet noir, Dans l'eau mauvaise et taciturne. Au fond de l'eau, sans qu'on les voie Sont réunis les mauvais sorts Qui les guettent, comme des proies, Et qu'ils pêchent, à longs efforts, Croyant au travail simple et méritoire, La nuit, sous les brumes contradictoires. Les minuits durs sonnent là-bas, A sourds marteaux, sonnent leurs glas, De tour en tour, les minuits sonnent, Les minuits durs des nuits d'automne Les minuits las. Les pêcheurs noirs n'ont sur la peau Rien que des loques équivoques ; Et, dans leur cou, leur vieux chapeau Répand en eau, goutte après goutte, La brume toute. Les villages sont engourdis Les villages et leurs taudis Et les saules et les noyers Que les vents d'Ouest ont guerroyés. Aucun aboi ne vient des bois Ni aucun cri, par à travers le minuit vide, Qui s'imbibe de cendre humide. Sans qu'ils s'aident, sans qu'ils se hèlent, En leurs besognes fraternelles, N'accomplissant que ce qu'il doit, Chaque pêcheur pêche pour soi : Et le premier recueille, en les mailles qu'il serre, Tout le fretin de sa misère ; Et celui-ci ramène, à l'étourdie, Le fond vaseux des maladies ; Et tel ouvre ses nasses Aux deuils passants qui le menacent ; Et celui-là ramasse, aux bords, Les épaves de son remords. La rivière tournant aux coins Et bouillonnant aux caps des digues S'en va - depuis quels jours ? - au loin Vers l'horizon de la fatigue ; Sur les berges, les peaux des noirs limons Nocturnement, suent le poison Et les brouillards sont des toisons, Qui s'étendent jusqu'aux maisons. Dans leurs barques, où rien ne bouge, Pas même la flamme d'un falot rouge Nimbant, de grands halos de sang, Le feutre épais du brouillard blanc, La mort plombe de son silence Les vieux pêcheurs de la démence. Ils sont les isolés au fond des brumes, Côte à côte, mais ne se voyant pas : Et leurs deux bras sont las ; Et leur travail, c'est leur ruine. Dites, si dans leur nuit, ils s'appelaient Et si leurs voix se consolaient ! Mais ils restent mornes et gourds, Le dos voûté et le front lourd, Avec, à côté d'eux, leur petite lumière Immobile, sur la rivière. Comme des blocs d'ombre, ils sont là, Sans que leurs yeux, par au delà Des bruines âpres et spongieuses Ne se doutent qu'il est, au firmament, Attirantes comme un aimant, Des étoiles prodigieuses. Les pêcheurs noirs du noir tourment Sont les perdus, immensément, Parmi les loins, parmi les glas Et les là-bas qu'on ne voit pas ; Et l'humide minuit d'automne Pleut dans leur âme monotone.
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Utilisateur anonyme - 23 janv. 2011 à 20:20
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Sinon mets-nous sur la voie en nous citant quelques vers... Merci
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Ne serait-ce pas "Les pauvres gens", dans la Légende des siècles ?
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poetamateur - 4 avril 2018 à 18:49
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ou celui-ci de poetamateur...

Le pêcheur


Il se fait nuit.
Elle veille sur lui.
Dehors, le vent bat les volets à peine clos.
Elle regarde son berceau.
Tic tac, tic tac.

L'on perçoit, au loin un tintement régulier,
C'est le seau, il tape contre le puis,
Le vide le fait résonner.
La vieille horloge égraine les minutes
Tic tac, tic tac.

Elle souris, elle songe,
Le travail de son mari, au loin, se prolonge.
La chaumière craque, gémit,
Le souffle de la tempête faiblit.
Tic tac, tic tac.

l'enfant crie, il a peur,
Lentement, elle agite le petit lit.
Tout en pensant à son marin, parti,
Elle rêve encore de lui.
Tic tac, tic tac

-->

Reviendra-t-il ?
La mer, souveraine, prends son tribut.
La comtoise bas les heures, sinistre.
Une goutte tombe, le petit drap l'a bue.
Tic tac, tic tac.

Non, ce n'est pas une fuite,
c'est une larme qui s'écoule,
Sur ses joues creusées par la fatigue,
Des sillons humides, brillent,
Reflets d'une bougie vacillante.
Tic tac, tic tac.

Un ray de lumière trace une ligne,
Sur le sol, jusqu'au lit.
Le jour fait son apparition,
Timidement, éclaire le petit édredon.
La maman dort, penchée sur le poupon.
Tic tac, tic tac

Tout a l'heure, à son réveil,
Les gents du village,
Lui apprendront la triste nouvelle,
La bateau n'est pas revenu,
Le petit orphelin, de son père,
Il n'aura de lui qu' un souvenir,
Une image jaunie, dans un sous-verre.
    • poètamateur

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