Cousine (9) : les déboires !

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 Utilisateur anonyme -
Ce soir, ma cousine, je passe tout en revue, Ici, en garnison, avec mélancolie. Adieu la limousine qui comptait nos bévues : Où nous éternisions nos joies et nos folies (!) Dans le feu, j’ai perdu des camarades chers Qui feignaient le courage et la vaine roideur. En pleurant, j’ai tordu tous mes doigts dans ma chair Pour cacher cette rage empourprant mon malheur. Cette proximité de corps jeunes défaits Finit par limiter de nos espoirs l’effet. Les nouvelles d’ici ne sont, donc, pas joyeuses. Vous dîtes, sans fard, où vous trouvez l’espoir ; Là-bas, au boulevard, qui flambe sans bougeoir Mais donne sans merci le Bon Dieu aux Voyeuses.

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